VTT dans la région dracénoise
18
MAI
2015

Test longue durée: Schwalbe Hans Dampf

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detail_hans_dampfDepuis cet hiver je roule sur les terres de Provence Enduro, Var, France avec un Hans Dampf. J’ai mis sur le bike d’enduro un Hans Dampf Snake Skin 2.35 en gomme Trailstar à l’avant et j’ai également pu tester le Hans Dampf Super Gravity en gomme Pacestar en montage arrière sur le bike de DH. Voici un retour d’expérience sur ces 2 modèles de pneus sur une période de plus de 6 mois.

Montage sur l’Enduro du Hans Dampf Snakskin Trailstar 2.35

1/ Adhérence:

Ce pneu est correct sans être exceptionnel. Il préfere les conditions un peu humide avec une terre pas trop dure. Durant les mois d’hiver dans le sud de la France il est donc pas trop mal sans être exceptionnel. En tout cas lorsqu’il décroche il le ne fait pas violemment et reste donc facile à anticiper. Vu que l’on a pas de boue par chez nous, je ne peux pas me prononcer sur son comportement en conditions boueuses.

Lorsque le terrain devient plus dur et plus sec comme c’est le cas au printemps dans le Var, le pneu est un peu moins bon. Il glisse plus en courbe. Bref un pneu à reserver aux conditions hivernales pour le sud de la France.

2/  Durabilité:

En gomme Trailstar en montage avant les crampons latéraux ont tendance à se déchirer alors que le reste du pneu est trés bon état. Actuellement le pneu à environ 900 Kms et reste encore roulable. Disons que son usure par arrachement est un peu frustrante et je qualifierais donc sa durabilité de moyenne.

3/ Crevaisons:

La carcasse Snakeskin fait le job, aucune crevaison ne s’est produite ni par pincement ni par epine. Je le roule à 1.5 bar à l’avant dans un terrain parfois trés rocailleux. Vu le poids d’environ 750 grammes, c’est plutôt convaincant.

Montage du Hans Dampf Super Gravity Pacestar sur le VTT de descente.

1/ Adhérence

J’ai récupéré un Hans Dampf en gomme Pacestar (donc dure) et carcasse SuperGravity (donc lourde) l’été dernier. J’ai donc voulu essayer ce pneu sur mon vélo de DH à la Mouliere en montage arriere.

La Moulière est une petite station du sud de la France qui se caractérise par un sol trés caillouteux avec une terre trés fuyante en condition seche. En montage arriere le Hans Dampf ne m’a pas impressionné dans ces conditions. L’adhérence est au final assez moyenne tant dans la partie terre seche que sur les rochers. Vraiment pas un pneu pour ce type de conditions.

 

2/ Durabilité:

Sur ce point la, c’est pour ainsi dire la catastrophe. Le pneu a les crampons qui se sont arrachés un peu de partout et on a un taux d’usure de plus de 50% aprés seulement 4 journées de DH avec 3000m de D- par jour. Une gomme 60 de chez Maxxis me fait pratiquement les 3/4 de la saison la haut.

Autre point, la pellicule de gomme sur les flancs est tellement fine qu’elle se fait peler par les rochers trés facilement et la carcasse se met a nu trés vite. Paradoxalement, cela ne semble pas avoir d’impact sur la resistance du pneu.

Usure a 50% aprés moins de 4 sorties

Usure a 50% aprés moins de 4 sorties

Usure des flancs

Usure des flancs

 

 

 

 

 

 

 

 

3/ Crevaisons:

Malgrés la gomme des flancs qui se fait la malle, aucune crevaisons pour le moment en roulant le pneu à environ 1.9 bars. Vu les conditions de la Moulière qui sont exceptionnelement difficiles pour les pneus, c’est plutôt une bonne surprise (la seule d’ailleurs).

Conclusion:

Le Hans Dampf est un pneu correct en Snake Skin gomme Trailstar, montage avant pour un usage Enduro. Toutefois son domaine de prédilection est la terre plutôt meuble et n’est pas des plus à son aise dans le terrain sec et dur. Par contre l’arrachement des crampons latéraux donne une durée de vie assez moyenne en regard de ses performances en adhérence.

Par contre en usage descente sur terrein sec, le pneu est à bannir. Adhérence moyenne et usure à vitesse grand V.

Point positif, la resistance aux crevaisons en Snakeskin qui est trés bonne par rapport à son poids et en carcasse supergravity. Il faut dire que cette carcasse est plus légère que la cracasse pure DH et tient le coup sur le terrain hyper exigeant de la Moulière

 

 

About the Author
Passionné de VTT depuis 1991, je roule en Enduro et Descente un peu partout dans le Sud de la France sans compter quelques trips réguliers au Canada.